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 Une création de la Compagnie La Barraca le théâtre monde (France – Liban)

VIVA LA DIVA
                     


 de Hoda Barakat

  mise en scène Nabil El Azan

avec

Randa Asmar

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Scénographie et vidéo Ali Cherri
Lumières Rachel Aoun
Création sonore Nabil Saliba
Costumes Bechara Atallah
Coiffure/maquillage Bassam Hazim

Assistante à la mise en scène Carole Abboud

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Spectacle en langue arabe surtitré français

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Création

Du 10 au 28 mars 2010. 20H30
(relâche les lundis et mardis)

Théâtre BABEL

Hamra-Rue du Caire-Descente Hôpital Américain-Centre Marignan
Beyrouth - Liban
Informations : 01-744033

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Une production La Barraca le théâtre monde  (Compagnie conventionnée)  

Avec le soutien de la Direction Régionale des Affaires Culturellesd’Île-de-France / Ministère de la Culture et de la Communication (France),

Minsitère de la Culture (Liban), Mission Culturelle Française au Liban,

Avec le concours de CulturesFrance, Al Mawred Al Thaqafy, la Fondation Samir Kassir et la Fondation Cedrona.

Partenaire officiel : Bank Audi SAL - Audi-Saradar Group

Un événement Beyrouth Capitale Mondiale du Livre

Remerciements : Said Francis / Nineteen 84, Fadi Nahas / Act for Lebanon, Roger Assaf / Association Shams

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Écrite en arabe, la pièce est éditée à Dar Annahar. Beyrouth 2009


  

VIVA LA DIVA 

À propos de la pièce

Jeu de miroirs

Elle vient d’enterrer son père, n’a pas pleuré, n’a pas pu. Non qu’elle n’ait  pas ressenti de chagrin. Ce n’est pas ça, c’est autre chose. Elle n’était pas trop fière au cimetière. Avec tous ces gens qui regardaient ses yeux secs. Pourtant ele a tout tenté. Elle y a mis tout son savoir faire. Mais rien, pas une larme. Elle a fini par se cacher derrière de grandes lunettes noires. Et sous son chapeau noir,  comme toute grande comédienne. Car grande comédienne, elle l’est. À n’en pas douter. Tous ces rôles qu’elle a jadis joués ! Antigone, La Callas,  Lear - si, si, même des rôles d’homme. Comme Sarah Bernardt ! Une diva, quoi !  Oui, d’accord,  sauf que, toute diva qu’elle est, à la mort de son père,  elle n’a pas pu, ni su, faire couler les larmes de son corps. Puis, des rôles, elle n’en a plus. Là-voilà en tout cas à plier bagages pour aller vivre au Canada. Pourquoi le Canada ? Et pourquoi pas le Canada ? Quand on vit au Liban, le Canada est une destination qui va de soi. C’est grand là-bas. Puis il y a des théâtres là-bas. De grands théâtres, beaucoup de grands théâtres. Alors qu’au Liban… Mais là, elle est où en fait ? Chez elle ou au théâtre ? Au Liban ou au théâtre ? Dans la fiction ou la réalité ? Dans le passé ou dans le présent ? Et le Liban, fiction ou réalité ? Et le chapeau, est-il noir ou rouge ? 

Pour sa première pièce de théâtre, Hoda Barakat propose donc une comédie. « Une comédie noire » (selon la jolie formule d’Elias Khoury  !) Comédie noire pour une tragédie rouge. Rouge comme le chapeau noir. Rire à défaut de pleurer ?  Peut-être que les larmes finiront par jaillir. Le deuil par se faire !

Et Hoda Barakat de tisser patiemment le fil du récit, au gré d’une narration qui semble anémiée, flottante, comme provenant d’une mémoire trouée. Quoi de plus normal dès lors que le récit s’emmêle. Et les histoires, petites ou grandes, intimes ou collectives, vécues ou fantasmées, réelles ou théâtrales, de se croiser et se déliter, de s’imbriquer et se dissoudre, sans jamais cesser de se regarder. Résultat : un jeu de miroirs qui se réfléchissent à l’infini. Ainsi la femme qui parle (cette femme sans nom, sans deuil, sans rôles, sans espace), se confond avec ses reflets. Lesquels reflets s’incarnent en personnages du théâtre avant de s’évanouir dans ses limbes. À moins que ces reflets ne s’égaillent comme des ombres dans les méandres de la guerre du Liban. Pays malade de lui-même. Handicapé. Impotent !

Le fil de Hoda Barakat s’avère une toile d’araignée suspendue entre deux vides et qui nous engloutit.

 Le douloureux miracle de Viva la diva tient dans cette mise en abîme où destin indviduel et destin d’une nation se composent et se dé-composent l’un par l’autre. Il tient aussi dans le délicieux vertige du jeu permanent entre ce qui est et son simulacre. Les choses et leur apparence.

Ce jeu-là, extrêmement théâtral, me séduit au plus haut point. Grand fan des errances du sens (oh le cinéma de David Lynch !), l’occasion est belle pour moi, avec Viva la diva,  d’interroger la scène dans sa capacité à se coltiner le jeu trouble entre  vrai et  faux,   réel et illusion,  bref  la matière même de la représentation théâtrale. Puis il s’agit une fois encore de mettre mon pays de naissance sur son lit de malade. Après  Le fou d’Omar* , le tragique de la schyzophrénie et de l’identité éclatée, voilà Viva la diva,   le comique de la mémoire qui flanche et de  l’être en question, toujours – je crois qu’il y a un nom à ce mal, non ?

Post scriptum

Embarqué dans les profondeurs de l’œuvre, Je m’aperçois que je n’ai pas assez souligné l’importance de la pièce dans le paysage sinistré de l’écriture théâtrale arabe. À quel point son projet dramaturgique est cohérent, sa langue moderne et  juste, et la place prépondérante qu’elle accorde à la femme arabe. Aussi, si j’ai l’honneur de porter sur scène la première œuvre dramatique de Hoda Barakat (en la remerciant humblement de sa confiance, je salue l’avènement d’une authentique auteure dramatique),  j’ai le grand plaisir de retrouver Randa Asmar. Ce sera notre quatrième collaboration après Le renard du nord, Le collier d’Hélène et déjà cinq ans après L’émigré de Brisbane à Baalbeck. Telle que je la connais, Randa Asmar se jettera corps et âme dans la pièce. J’entends déjà ses éclats de rire, ses silences de doute et je recueille son enthousiasme comunicatif. Je la dirigerai vers une sincérité de jeu absolu, cherchant un aspect d’elle peu connu du public : le comique. Elle jouera donc « la Femme»,  mais aussi les reflets de celle-ci et même la Souffleuse, ce mystérieux personnage imaginé par Hoda Barakat et qui donne la réplique à « La Femme » depuis son trou.  Comment parler depuis le trou alors que Randa Asmar sera sur scène ? Ce sera un des défis que lance ce texte à la mise en scène et que j’entends relever dans une jouissance inquiète, en recourant, une fois encore, à la force de l’imaginaire.

Nabil El Azan
automne 09

*Le fou d’Omar, d’après le roman de Abla Farhoud, création à Paris en 2008 et présentation au Tournseol, Beyrouth en janvier 2009 (dossier complet sur www.la-barraca.net)

 

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L’auteur

      Hoda Barakat

Née au Liban, Hoda Barakat vit à Paris depuis 1989.

Elle se lance dans l'écriture en 1985 avec un recueil de nouvelles en langue arabe : “Les Visiteuses”. Depuis Elle a publié quatre romans :

  • La Pierre du Rire, 1990
  • Les Illuminés, 1993
  • Le Laboureur des eaux, 1998
  • Mon maître, mon amour, 2007

“La Pierre du rire”  est récompensé par le Prix Al-Nâqid,
“Le Laboureur des eaux”  obtient le prestigieux Prix Naguib-Mahfouz de l'université américaine du Caire en 2000.  

Ses romans accordent une place centrale à un paysage libanais révolu, à la guerre civile, et mettent en scène des personnages déchirés dans une quête identitaire.

Ses sujets récurrents  sont l'irrémédiable solitude des hommes, la folie, le chaos intérieur et la mémoire.

Elle est  considérée comme l'un des grands écrivains de langue arabe d'aujourd'hui.

Ses romans sont traduits en plusieurs langues. En français ils sont édités chez Actes Sud. 

“Viva la diva” est sa première pièce de théâtre. Elle est éditée à Dar Annahar. Beyrouth 2009.

   

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 Le metteur en scène

Nabil El Azan

Né à Beyrouth, Liban, où il obtient une Licence en Sciences Politiques à l’Université Saint-Joseph. Il vit à Paris depuis 1978 où il démarre sa carrière dans le théâtre : Licence en Études Théâtrales à l’Institut d’Etudes Théâtrales, et, parallèlement, premières mises en scène de pièces d’auteurs comme Pinter, Marivaux, Tennessee Williams etc...

Depuis 1986, il est directeur de la compagnie La Barraca qu’il oriente vers la création et la promotion de l’écriture dramatique contemporaine et avec laquelle il produit tous les ans une pièce d’un auteur contemporain. Parmi ces auteurs, Claire Béchet, Enzo Cormann,  Daniel Danis, Martine Drai, Jon Fosse, Jean Louvet, Lionel Prével, Noëlle Renaude, Christian Rullier…

Parmi ses dernières créations :

  • Fada rive droite d’Arezki Mellal. Création Avignon Off, juillet 2009. Tournée française et internationale en préparation pour 2011.
  • Le fou d’Omard’après le roman de Abla Farhoud. L’Atalante, Paris, mai-juin 08 et Espace Tournesol, Beyrouth, janvier 09

 

  • Le collier d’Hélène de Carole Fréchette (nouvelle mise en scène - avec le Théâtre national palestinien). Jérusalem 2008. Tournée française mars 09  et aussi Biennale internationale des théâtres du monde à Rabat (Maroc). Cette même pièce avait l’objet d’une premère mise en scène à Beyrouth en 2002, avec une distribution franco-libanaise, Théâtre de Beyrouth et tournée française 2002/03/04.
  • L’Émigré de Brisbane de Georges Schéhadé. Festival International de Baalbeck  04 

 

Il a également mis en scène 2 installations

  • ISLANDE, TERRE VIVANTE au Palais de la Découverte à Paris,  04
  • LIBAN /Traces (Œuvres de Sybille Friedel) à l’Église Saint-Germain de Sully-sur-Loire,  automne 08.  Festival de Beiteddine, Liban, juillet août 09.

Par ailleurs, il a traduit ou cotraduit en français de nombreuses  pièces de théâtre  et un essai poétique  : MIRAGES de Issa Makhlouf,   Éditions José Corti, Paris 2004.

Nabil El Azan est Officier de l’Ordre des Arts et lettres. Paris 1993.
Il a reçu le Prix de la Création du Forum Culturel Libanais à Paris en 2007. 

 

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La comédienne

Randa Asmar

 « L’une des plus belles découvertes du théâtre libanais depuis les années 80 et jusqu’à nos jours » pour Paul Chaoul« le symbole et l’image de l’actrice moderne » pour Nazih Khater, Randa Asmar est sans conteste une figure de la scène libanaise.  Une scène qu’elle arpente comme chez elle, à la fois comme comédienne et aussi comme programmatrice/productrice, hier à l’administration du Théâtre Al Madina, aujourd’hui à la coordination générale du festival "Le Printemps de Beyrouth".

Formée aux Arts scéniques à la section Beaux Arts de l'Université Libanaise en pleine guerre, elle est la révélation théâtrale en 85 avec : L'Homme de La Mancha de Dale Wasserman – Adaptation et mise en scène de Raymond Gébara. Pour ce spectacle elle obtient le Prix du Meilleur espoir féminin à Bagdad en 86. Depuis, son parcours théatral est jalonné de rencontres et de fidélités exigentes avec les artisans du théâtre libanais.  Elle a incarné une des Bonnes de Jean Genet dans la version de Jawad Assadi (présentée à Paris à la Maison des Cultures du monde). Une des Trois Femmes Grandes d'Edward Albee, mise en scène de Nidal Achkar ( Théâtre Al Madina, Beyrouth, puis tournée en Jordanie, Tunisie,  Abou Dhabi, Dubai et Festival International du Théâtre de Caire). Elle a également joué diverses pièces avec Chakib Khoury, Joesph Bounassar et Mounir Bou Debs (Œdipe Roi de Sophocle).

Ces deux dernières années on la retrouve auprès de Gabriel Yammine dans deux spectacles de celui-ci :

  • Alarmes ou "Hadara" de Michael Frayn - Théâtre Al Madina. 2008 
  • L'Hymne de Gorgy Schwajda. Théâtre Athénée-Liban. 2006. Opéra du Caire - Soirée d'ouverture  du Festival International du théâtre  expérimental.  Cultural Foundation Abu Dahbi. Journées Théâtrales de Carthage. 2007

 Avec Viva la diva c’est sa quatrième rencontre avec Nabil El Azan après:

  • L'Emigré de Brisbane  de Georges Schéhadé –  Festival International de Baalbeck-     Festival de Théâtre de Amman. 2004
  • Le Collier d'Hélène de Carole Fréchette. Théâtre de Beyrouth. 2002. Tournée au Liban, en Syrie et en France (Festival des Francophonies de Limoges, Festival de Cahors, et un grand nombre de villes dont Paris au  Théâtre du Rond Point). Près de 70 represntations 2002/03/04.
  • Le Renard du Nord de Noëlle Renaude. Théâtre Monnot, Beyrouth. 2001

 Elle est aussi l’interprète de plusieurs feuilletons  télévisés et de films de cinéma dont  Le Cerf-Volant de Randa Chahal Sabbagh (Lion d'Argent – Venise 2002) et Gibran Khalil Gibran  de Samir Habchi, d’après l’œuvre d'Alexandre Najjar.

 

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 La Compagnie

La Barraca


Fondée en 1974, la Compagnie La Barraca est une association Loi de 1901 dont les activités artistiques s’appuient sur le concept du théâtre-monde et s’articulent autour de deux axes principaux :
1.     La promotion et à la création des écritures dramatiques  contemporaines, d’expression française en particulier.
2.  La production de spectacles multiculturels,  favorisant la transversalité artistique et le croisement humain, notamment sur un axe nord-sud.

Dans cette perspective, la Compagnie  produit une pièce d’auteur vivant par an (parmi ces  auteurs  Enzo Cormann, Daniel Danis, Martine Drai,  Abla Farhoud, Carole Fréchette, Jon Fosse, Arezki Mellal, Jean Louvet, Noëlle Renaude, Christian Rullier..).  Parallèlement, elle conduit l’opération ACTE, à la découverte des écritures dramatiques contemporaines, développant des partenariats dans un champ  international  -  France, Québec, Liban, Syrie, Palestine, Belgique, Islande, Chine…
La compagnie est conventionnée - DRAC-Île de France/Ministère de la Culture et de la Communication. 

Depuis 1985, La Barraca bénéficie ou a bénéficié du soutien financier des organismes suivants : la Drac-Île de France, le Ministère de la Culture et de la Communication, la Ville de Paris, La Ville de Savigny-Le-Temple, le Conseil Général de Seine et Marne, l’ADAMI, le JTN, la SPEDIDAM, le FAS, la SACD, l’AFAA, La Mission Culturelle Française au Liban, le Ministère libanais de la Culture, la Banque Audi, le Centre Culturel Français à Damas, le Centre Culturel Français à Jérusalem, l’Institut Camoës, la Communauté Française de Belgique, La Commission Internationale du Théâtre Francophone, La Fédération des ATP…

L a   B a r r a c a
Compagnie conventionnée - Drac-Île de France
Direction artistique Nabil El Azan
Assoc. loi 1901. Siret 330 387 630 00032. Code APE 9499Z. Licence N° 7502979
Siège social 8, rue Christine  75006 Paris
______________________________________________________
Adresse de correspondance
1, rue des Jockos. 92330 SCEAUX
Tel/fax. 01 46 61 07 04.
labarraca@free.fr
www.la-barraca.net

 

 

 

 

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