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FESTIVAL DE BEITEDDINE -LIBAN

12 JUIN/15 AOÛT 2009

 

Le Liban / T R A C E S

 

Sculptures et peintures de Sybille Friedel


Installation mise en scène par Nabil El Azan

 

Avec le concours poétique de :

Fouad Abi Zeyd, Adonis, Etel Adnan,

Ounsi El Haje, Vénus Khoury-Ghata, Fouad Gabriel Naffah,

Georges Schéhadé, Salah Stétié, Nadia Tuéni

et Bassam Hajjar (hommage)

Choix des textes avec la complicité de Issa Makhlouf

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Voix : Nabil El Azan, Anny Romand, Lionel Prevel
Création sonore : Jean-Christophe Desnoux
Contact pour les œuvres : stephanie.moran@orange.fr

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Installation présentée

Du 13 Septembre au 19 Octobre 2008
à l' Église Saint-Germain de Sully-sur-Loire

 

 

À PROPOS DE CES « TRACES »

Sybille Friedel effectue un voyage au Liban au cours de l’automne 2006. Les plaies y sont vives, certaines, au sud notamment, encore saignantes. En dix jours, elle arpente le pays du cèdre. Elle marche, flâne, erre. Elle regarde et imagine, capte et atttrape.  Des traces partout, visibles ou invisibles à l’œil nu. De la violence, du miel, de l’encens.
En rentrant en France, elle peint, sculpte, taille : encre, bronze, bois. Sans penser à rien d’autre qu’à la précision du geste.
Mon regard se pose sur ce travail. C’était en juin 2007, dans la poussière de l’atelier de l’artiste à Paris.  Aussitôt, ont ressurgi des images et des sons de mon pays. Un bout d’eden qui flambe, un havre pour un adieu,  et des lambeaux…  chair et mémoire mêlées.   Et presqu’aussitôt ont afflué à mes oreilles les voix des poètes qui ont marqué le Liban d’avant. Vie et mort, amour, puissance et dérision, quoi d’autre ?  Voix singulières, tout à la fois uniques et universelles. Ayant toutes en partage ce temps béni où le Liban était espérance. Un pays pluriel, fier de naviguer entre Orient et Occident, entre les langues et les religions, superbe du haut de ses montagnes et de son modèle de coexistence entre communautés. Ce jour-là,  j’ai fait part à Sybille Friedel de ce que je voyais et entendais à travers ses œuvres. Du temps est passé.
Quand l’occasion d’exposer ces « Traces du Liban » s’est offerte à Sybille Friedel, elle a souhaité m’associer à son élaboration. De notre collaboration est née une installation poétique insolite,  mêlant peinture, poésie et musique, silence et sons. Cette exposition eut lieu dans le cadre sprirituel et profane à la fois de l’église Saint-Germain de Sully-sur-Loire (septembre - octobre 2008). Nous la proposons aujourd’hui dans la salle voûtée du Palais de Beiteddine, un autre lieu chargé de mémoire et de verticalité.
C’est une expérience sensorielle qui est proposée au visiteur. Un parcours libre où il peut marcher entre les œuvres, au milieu d’elles, à travers elles. Marcher, flâner, errer, regarder, s’arrêter et écouter, revenir en arrière, s’isoler. Rêver.
Laissez-vous donc guider par votre seule marche, sachant qu’en vous approchant  des « marcheurs » (ces impressionnantes sculptures en bronze qui peuplent l’espace), vous les entendrez qui « murmurent » des mots.  Mots d’illustres poètes libanais, vivants ou disparus, francophones ou arabophones,   tous nés au moment de l’indépendance du Liban :  Fouad Abi Zeid,  Adonis, Etel Adnan, Vénus Khoury-Ghata, Fouad Gabriel Naffah, Georges Schéhadé, Salah Stétié, Nadia Tuéni. On comprendra l’absence  de poètes des générations suivantes. Quoique,   pour cet  événement à Beiteddine,  j’ai aimé rendre hommage à l’un de ces derniers, trop tôt disparu, Bassam Hajjar – une étoile s’éteint à la mort d’un poète…   
À chaque sculpture donc correspond un poème. Des poèmes en français ou en arabe, dans la langue où ils ont été écrits, que vous pourrez  écouter,   lire (grâce au livret à votre dispostion), ou encore écouter-lire. C’est à vous.
Nabil El Azan

 

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