QUELQU'UN VA VENIR

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De Jon FOSSE

Texte français Terje Sinding


mise en scène Nabil El Azan

Assisté de Sara Sehnaoui et Alice Pourcher

 

Avec


Thierry Belnet, Frédéric Gustaedt, Nathalie Pivain  

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   Création sonore Zad Moultaka    
Lumières Philippe Lacombe 
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Du 6 au 29 juillet 2006 à 17h45

Le Gilgamesh Théâtre
2 bis, Place des Carmes. 84000 Avignon

Prix des Places 14€50 (plein tarif), 10€ (cartes Off) et 5 € (professionnels)

Réservations : 04 90 25 63 48

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          Contact diffusion : Alice Pourcher 06  77 84 13 16

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Une production La Barraca

avec le soutien de la Drac - Île de France (compagnie conventionnée)

et de l'ADAMI

L’Arche est éditeur et agent théâtral du texte représenté

 Quelqu’un va venir


      Résumé

Une maison juchée sur les rochers. On y entend le ressac de la mer, le souffle du vent. Un couple, Elle et Lui,  viennent s'y installer, loin des autres maisons et des autres gens. Dans cette maison, ils seront enfin seuls ensemble, seuls l'un près de l'autre. Soudain une étrange obsession envahit la jeune femme. Et si quelqu'un venait ?  Quelqu'un va venir, elle en est de plus en plus sûre. Et quelqu’un vient immanquablement. Un homme, un voisin. Et il se glisse dans les espaces indécis des désirs et des fantasmes du couple.

 

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Quelqu’un va venir  

    
       Extrait d’un article de Maïa Bouteillet paru dans Le Matricule des Anges N° 030

Pièce d'une puissance essentielle, écrite au millimètre, à la manière d'une partition musicale, sur une trame très simple de deux cents mots à peine qui se répètent avec d'infimes variations. Tout se joue dans cet infime, dans l'espace ouvert entre les mots par la véhémence des répétitions(…) Plus les mots croient serrer au plus près la réalité, plus celle-ci glisse entre les lignes. Le doute s'insinue et laisse apparaître d'autres sens imprévus. Cette femme et cet homme qui viennent d'acheter une maison aux confins avec la mer pour horizon immense, afin d'être seuls tous les deux, c'est à la fois le bonheur absolu et l'horreur totale : la fusion, l'étouffement, la séparation d'avec les autres, le monde(…) Le ressac des phrases produit un effet d'hypnose métaphysique. C'est en cela particulièrement que Fosse est très proche de ces dramaturges du Nord de la fin du XIXe siècle, d'Ibsen évidemment mais également du Belge Maurice Maeterlinck. Un univers où l'espace humain est perméable à l'étrangeté, aux fantômes du passé, où la mort marque la vie des vivants. Cette maison-tombeau, où le lit défait garde encore les traces du corps de la grand-mère récemment morte, ce jeune homme un peu fou qui leur a vendu la maison autour de laquelle il vient rôder comme un revenant, ces coups frappés à la porte, tout cela évoque les phénomènes énigmatiques des pièces de Maeterlinck. Il y a dans la simplicité du vocabulaire quelque chose de premier. On a parlé d'Adam et Eve pour Quelqu'un va venir


 Maïa Bouteillet

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    Quelqu’un va venir  


       Notes de mise en scène

               “l’intrigue ne réside pas dans l’action ni dans la progression et les conséquences de l’action, mais plus largement dans la révélation des âmes. " F. Pessoa

 

Ombres et lumière


Je ne me rappelle pas si c’était sous forme tapuscrite ou déjà éditée,  mais je me souviens bien en revanche que, la lecture achevée, je suis resté un peu plus d’une heure assis sans bouger,  les yeux fixant le vide, dans une sorte d’ivresse hypnotique, conscient d’une seule chose : j’étais sous le coup d’une révélation.
Quelques jours plus tard, ayant lu et relu Quelqu’un va venir, mon enthousiasme raisonné, désormais convaincu qu’avec Jon Fosse une voix singulière était née au théâtre, ma décision était prise : j’allais créer cette pièce en France. C’était sans compter que Claude Régy avait déjà prévu de le faire la saison d’après aux Amandiers de Nanterre... Nous étions donc fin 98.

Je ne suis pas allé voir la création de Régy ni aucune autre mise en scène de Quelqu’un va venir, comme si, à mon insu, le désir de me coltiner un jour cette pièce s’était niché en moi et que ce désir voulait se préserver  de celui des autres... En revanche j’ai suivi Jon Fosse de près,  dans ses écrits dramatiques et romanesques –  Ah, Melancholia 2, ce petit récit proprement bouleversant !  Et d’une oeuvre l’autre, j’ai toujours constaté la même force poétique qui nous entraîne, mine de rien, vers ces régions obscures de l’être où conscient et inconscient se diluent,   rêve et réalité se lovent et où angoisses et désirs ne font qu’un. Jon Fosse nous emmène là où ça parle,  intimement, là où ça parle, vraiment, et qui ne se confond ni avec ce que ça dit, ni avec ce que ça raconte. Pas étonnant donc que la parole que Jon Fosse nous donne à entendre ait quelque chose d’inouï. Rare, répététive, lacunaire, obsessionnelle et si peu assurée, c’est une parole qui ne sait pas.  Pas étonnant non plus qu’elle bruisse d’étranges et familiers échos, ni qu’elle recèle de trésors de lumières.


 Ce sont ces régions obscures de l’être que j’explore et c’est cette parole-là que je tente de saisir, jusque dans ses silences.  Pas besoin de décor donc, ni de mobilier d’aucune sorte. Juste un plateau nu, un éclairage géométrique, quelques sons venant d’ailleurs et 3 acteurs qui savent que pour interpréter les personnages de Jon Fosse, il faut savoir d'abord laisser venir en soi une langue, puis lui donner chair. Sa chair. S’agit-il d’autre chose que de chair en fin de compte ?


Nabil El Azan

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Quelqu’un va venir  

L'Auteur

Jon Fosse

Né en 1959 en Norvège, Jon Fosse, auteur de romans, essais, recueils de poèmes et livres pour enfants, vient à l'écriture dramatique en 1994 avec sa première pièce Et jamais nous ne nous séparerons, commandée par le jeune metteur en scène Kai Johnsen.
À la suite de cette expérience déterminante pour lui, il écrit plusieurs pièces dont Le Nom (1995), L'Enfant (1997) et Visites (2002). Quelqu'un va venir, créée au Norske Teatret d'Oslo en 1996, a été montée pour la première fois en français en 1999 par Claude Régy au Théâtre des Amandiers à Nanterre. Ce metteur en scène a aussi adapté pour le théâtre le roman Melancholia I, publié en français aux éditions P.O.L. (1998) et Melancholia II, publié aux éditions Circé.
Récipiendaire du prix Ibsen en 1996, Jon Fosse voit aujourd'hui ses pièces traduites et jouées sur les grandes scènes européennes. Son théâtre est édité à l’Arche.

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Le Metteur en scène

Nabil El Azan

Né à Beyrouth, Liban, où il obtient une Licence en Sciences Politiques à l’Université Saint-Joseph. Il vit à Paris depuis 1978 où il démarre sa carrière dans le théâtre : Licence en Études Théâtrales à l’Institut d’Etudes Théâtrales PARIS III et, parallèlement, premières mises en scène de pièces d’auteurs comme Pinter, Marivaux, Tennessee Williams etc...
Depuis 1986, il est directeur de la compagnie La Barraca qu’il oriente vers la création  de pièces d’auteurs contemporains et a conçu “ACTE, À la découverte des écritures dramatiques contemporaines”  (éditions en France, au Liban, en Syrie, en Belgique et en Islande)

Il a accompagné à la scène les oeuvres de :
Claire Béchet.( Le Soir de la générale), Carole Fréchette (Le Collier d’Hélène), Aziz Chouaki (EL Maestro), Daniel Danis (Le Pont de Pierres et la Peau d’Image), Enzo Cormann (Berlin ton Danseur est la Mort), Martine Drai (Il Suffit de Peu), Edwige Cabélo (Le Roi du Poulpe et de la Sardine), Christian Rullier (Football et Autres Réflexions), Lionel Prevel (Le Poisson Volant), Claudine Galéa (Marie 89) et Jean Louvet (L’Aménagement et Jacob Seul).

Il a créé en arabe Le Renard du Nord  de Noëlle Renaude et L’Émigré de Brisbane de Georges Schéhadé (au Festival International de Baalbeck).

Intéressé par l’image et la technologie, il a mis en scène l’exposition Islande, terre vivante au Palais de la Découverte à Paris.

      Il a également cotraduit plusieurs pièces islandaises (avec Raka Asgeirsdottir) dont Les Proscrits, aux Éditions Théâtrales et, de l’arabe, un essai de Issa Makhlouf,  Mirages,  chez  José Corti.  

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Les Acteurs

Thierry Belnet

Conservatoire du Théâtre de La Criée – E.N.S.A.T.T

Au théâtre,  il a joué sous la direction de Jean-Louis Thamin (Pièce en 1 acte de Tchekhov :  Bal-Trap de Xavier Durringer ; Arlequin, serviteur de deux maîtres et Roméo et Juliette), Lucas Francesci (Cyrano de Bergerac), Daniel Girard (27 remorques pleines de coton),  Lotfi Achour (Mickey la torche de N. de Pontcharra), Alain Bézu (La grande boucle), Stéphanie Chevara (Des jours entiers – des nuits entières de X. Durringer), Granier, Soulier, Grinevald (Le Rabelais « Pantagruel & Gargantua »), Laurence Février (Quartiers, La dispute de Marivaux), Stuart Seide (Le changeon), Christian Rauth (Coup de crayon de D. Wolff), Jean Bolery (Les suites irlandaises), G. Rosset (La surprise de l’amour), Serge Noyelle (Ubu Roi), Claude Yersin (Teitow Kanal de Daoudi, Le Comte Öderland de Max Frish). Acteur en résidence au théâtre de l’Est parisien, il a joué sous la direction de Catherine Anne (Ah ! Anabelle, Ah, là, là ! quelle histoire, Le bonheur du vent et Du même ventre et Jean et Béatrice de Carole Fréchette),


De nombreux films à la télévision sous la direction notamment de Charles Nemes, ), Edouard Niermans,  Jean-Louis Lorenzi, Patrick Jamain, Marion Sarrault,  Michèle Ferrand, Josée Dayan et François Rossini,  Marion Sarrault et Olivier Barrois et au cinéma, il a été dirigé par  Michel Deville (La divine poursuite), Frédéric Pelle (Beh ! Y’a les clefs), Pierre Richard (On peut toujours rêver) et Christian Gion (Le provincial).

C’est la troisième rencontre avec Nabil El Azan  après Le pont de pierre et la peau d’image de Daniel Danis, Football & autres réflexions de Christian Rullier.

 

Frédéric Gustaedt

Divers stages avec Jean-claude Penchenat, Liliane Delval, Betty Raffaelli, Marie-Françoise Audollent, Guy Freixe, Lydia Biondi, Sotigui Kouyaté, Pierre Pradinas, Amahi Desclauzaux, Thierry Atlan et Michel Bernardy.

 Plusieurs rôles au théâtre, notamment à la compagnie la Rumeur, sous la direction de Patrice Bigel (Tableau d’une Exécution, Push up, Don Juan…). Il a également joué sous la direction de Nathalie Pivain (Bouvard et Pécuchet, La Supplication…), de Pascal Kirch (Le Chant de la Meute, Stavroguine…), de Christophe Reymond  (La Tour de la Défense), de Thomas Scimeca (L’Homosexuel ou la difficulté de s’exprimer), de Louis Castel (La Mouette), et de : Anne-Laure Liégeois, Julia Zivina, Ricardo Lopez-Munoz Marie-Noëlle Peters, Valérie Deronzier, Dominique Tack…

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Nathalie Pivain

Formation à l’École du TNB (Première promotion, direction Christian Colin)      
Licence à l’Institut d’Études théâtrales  (PARIS III).
Divers ateliers avec Michael Mac Lennan et Agathe Alexis, Bruno Meyssat, Richard Dubelski, Daniel Jeanneteau, Olivier Py, Thierry Atlan, Ivan Dobtchev et Margarita Mladenova.

Au théâtre, elle a joué notamment sous la direction de Thierry Bedard (L’Eloge de l’Analphabétisme, La Bibliothèque Censurée), Dominique Dolmieu (Quel est l’enfoiré qui a commencé le premier ?),  Pascal Kirch (Le Chant de la Meute, Stavroguine, Lenz, ADN…), Anne-Laure Liégeois (Electre, Loterie Sanglante, L’Augmentation), Jean-Michel Potiron (Aglavaine et Selysette ), et de Didier Georges Gabily, Bruno Meyssat... Elle a également joué dans ses propres mises en scène (Les deux amis ou Bouvard et Pécuchet in folio, La Supplication).
Sur Jon FOSSE, elle a animé en 2004 un atelier pour des enseignants de la section théâtre de la région Centre à Orléans.
C’est la quatrième rencontre avec Nabil El Azan après Football et Autres réflexions, Le carnaval des femmes et  Islande, terre vivante.

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 Le compositeur

 Zad Moultaka    

 
       
Né au Liban, Zad Moultaka s’est installé à Paris il y a 20 ans. Après avoir obtenu deux premiers Prix de piano et parcouru l’Europe en récitaliste, il s’est détourné de cette carrière, à la recherche d’autres formes de vie et d’écriture.

Depuis 2004, Zad Moultaka a entamé une collaboration avec Ars Nova qui a créé avec le chœur de chambre Les Eléments, plusieurs de ses pièces : au Festival des 38e Rugissants de Grenoble, notamment Fanàriki, concerto pour cymbalum et ensemble instrumental.

En 2005 ce fut la création à Baalbeck (Liban) puis à Saintes de Nepsis, pour chœur et ensemble instrumental, de la pièce Le Vent souffle, programmée par la Fondation Royaumont.

2006 voit   la création de Loubnân, son premier concerto pour piano et la reprise de Nepsis avec les 32 chanteurs du chœur d’Angers Nantes Opéra. A la Maison de l’Architecture de Poitiers, durant la semaine organisée par Ars Nova et le Théâtre - Scène Nationale, sont donnés en création le Quatuor pour violon, alto, violoncelle et percussions et, en création française, Omaggio à Luc Ferrari.

Zad Moultaka a créé la musique de la majorité des spectacles de La Barraca.

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Le créateur lumières

Philippe Lacombe

 

Auteur d’un grand nombre de créations de lumières dans les domaines les plus divers ( théâtre, musique, marionnettes…).

Au théâtre, tout en suivant fidèlement le travail d’Alain Mollot depuis quelques années, il a notamment travaillé aussi avec Michel Bouquet, Agathe Alexis, Gabriel Garran, Jean-Luc Revol, José Valverde, Jacques Seiler, Christian Le Guillochet, Claude Confortes, Alain Barsacq, le Nada Théâtre, Sylvain Maurice, Le Campagnol, Dominique Lurcel.

C’est sa troisième collaboration avec Nabil El Azan.

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