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REVUES DE PRESSE

LE SOIR DE LA GÉNÉRALE

(au Théâtre Mouffetard du 21 septembre au 30 décembre 06)

LE PARISIEN

Un haletant soir de la Générale au Mouffetard

A mi-chemin entre le théâtre et le cinéma, monté comme un thriller, « Le soir de la Générale » sur les planches du Mouffetard jusqu’à la fin de ce mois de décembre, procure d’agréables frissons. La sensuelle Anny Romand porte seule en scène avec ce qu’il faut de mystère et de maîtrise, cette pièce écrite par la talentueuse romancière contemporaine, Claire Béchet. Elle joue cette actrice qui en mal d’inspiration un soir de générale est secouée par son metteur en scène. Elle prend le chemin de la sortie des artistes. Elle marche, dans la nuit noire. Et bientôt au bruit de ses pas sur le trottoir répond le bruit d’autres pas. Ceux d’un homme, elle en est sûre. Fantasme ou réalité ? Avec cette habile mise en scène de Nabil El Azan, il appartient au spectateur de trancher sur le sens de cette étrange poursuite. Suspens haletant garanti jusqu’à la dernière minute. Marie-Emmanuelle Galfré

FIGAROSCOPE

Sur le fil de l'angoisse

Anny Romand procure un rare instant de théâtre

Anny Romand est belle et bonne comédienne. Bien dirigée par Nabil El Azan, elle s'empare du texte de Claire béchet avec une grande évidence. On suit l'histoire avec une certaine tension, le suspense faisant son oeuvre. Une heure de théâtre juste et agréable. Jean Luc Jeneer

 

WEBTHEA

Des pas dans la nuit

Elle est comédienne. La représentation ne s’est pas très bien passée. Après, il y a le traditionnel pot, vin rouge et champagne tiède, rillette et gâteaux secs. L’occasion de voir ses amis, d’écouter les compliments d’usage, de s’ennnivrer un peu pour oublier le stress. Mais le metteur en scène n’est pas content d’elle, et le lui dit. Elle part, laissant derrière elle les lambeaux de cette soirée ratée.

Elle marche seule dans la nuit. A ses pas qui résonnent sur la macadam, résonnent d’autres pas, plus lourds, ceux d’un homme qui la suit. Que faire ? chercher de l’aide ? le frisson qu’elle éprouve lui plaît terriblement. Elle continue sa marche nocturne. Il la suit. Elle le guide.

Une plume à suivre, Claire Béchet est une jeune auteur. Son écriture est faite de petites phrases brèves, percutantes où la la ponctuation est travaillée comme une respiration, un souffle. Son style est très musical. Nabil El Azan est un metteur en scène lettré, passionné par les textes contemporains. En découvrant ce texte, il a tout de suite été envoûté par la musicalité de Claire Béchet. Il a construit sa mise en scène comme un thriller psychologique. Qui est cet homme ? Et elle, que veut-elle ? L’utilisation de vidéo ou de film n’est toujours pas probante au théâtre, mais ici, le film nous dévoile les rues, l’environnement de la femme. L’Alliance du film et du plateau tisse l’ambiance du spectacle, soutenu par la musique envoûtante de Michèle Claude. Nabil El Azan a imposé à sa comédienne Anny Romand, une immobilité totale. Seule sa silhouette filmée est en mouvement. Anny Romand soutient seule ce récit hypnotique, fascinant et délicieusement sensuel qui laisse à chaque spectateur la libre interprétation de ce mystère. Marie-Laure Atinault

 

VISIOSCENE

Pensée de femme…                          

Une femme. Un homme. L’emprise de cet homme sur cette femme. Le début de la fascination d’un corps par l’autre, un soir de générale de théâtre ; le soir de la générale. Elle quitte le théâtre, sent le pas d’un inconnu, sa présence, son souffle. Qui est-il ? Qui est-elle ? Que deviendra t-elle ? Une femme satisfaite et docile, à qui on a supprimé le monde. Sans souffrance.


Nabil El Azan a imaginé un dispositif scénique simple, mais plus que sensuel. Il place son personnage devant un écran géant sur lequel il projette les images noir et blanc de son corps en mouvement. Un ralenti, une caresse de la caméra sur cette silhouette qui s’exprime avec douceur. Un manteau qui glisse, rien de plus. La femme se regarde vivre ces instants avec résignation, redécouvre ses sensations avec curiosité. Un exercice d’art dramatique linéaire de haute volée pour Anny Romand, ne serait-ce que pour la mémorisation du texte qu’aucun jeu de scène ne vient soutenir. Une impeccable diction pour cette lente plongée dans l’intimité de la femme et le mystère de ses attachements, de ses détachements. Un théâtre en lenteur et en apesanteur.

Une mise en scène très sobre qui permet de s'approprier l'histoire de cette femme suivie par un inconnu. Chacun imaginant à sa manière la suite de l’histoire.

Pour regarder la vidéo : http://video.ifrance.com/ifrance_theme.php?nav=spectacles&id=694

 

 

FROGGY’S DELIGHT   

Un moment de grâce

Une femme, une comédienne, raconte un épisode de sa vie hors scène. Comment, à la sortie d’une représentation, celle de la générale, alors qu’elle regagne à pieds son domicile tout proche, elle a été suivie par un homme. Un homme qui entre dans sa vie, qu’elle laisse entrer dans sa vie. Mais dans quelle vie ?

Tout dans ce spectacle relève de l’épure totale, en une symbiose idéale. Le texte de Claire Bechet d’abord, limpide et profond, calme et angoissant, un verbe simple à la musicalité malherienne. Texte que la mise en scène de Nabil El Azan travaillé en profondeur.

Et puis Anny Romand. Magnifique, belle, émouvante, elle dit sans gestes inutiles, sans démonstration pléonastique alors qu’en fond de scène sont projetées des images, les images mentales qui accompagnent son propos, ses images mentales qui la font devenir spectatrice d’elle-même.

Elle dit et vit simultanément une étrange histoire, une rencontre improbable qui change sa vie. Le spectateur est happé tant par le sens que par ces images très lentes, presque oniriques qui non pas illustrent le propos mais l’éclairent et par cette femme sensuelle, trouble, égarée et cependant vénéneuse. MM

 

L’Orient-le Jour

Un récit intimiste, un voyage entre fantasme et solitude.


(...) La peur qui envahit le personnage s’insinue en chacun, au fil des mots et des images. Mais plus que de peur physique, cette femme souffre de solitude. Une solitude dont elle échappe par le fantasme. Il n’y a, à l’évidence, personne qui harcèle. La poursuite, la séquestration, la soumission ne sont que l’expression du besoin douloureux qu’elle a d’être regardée, désirée, aimée.
Le récit sobre, très justement servi par Anny Romand, déroule une écriture travaillée comme une partition de musique. La caméra intimiste de K. Boutros-Ghali, avec ses images en noir et blanc, ses ralentis, offre une autre dimension au récit, réussissant à plonger le spectateur dans l’imaginaire du personnage, au plus profond de son inconscient. Aline Gemayel

 

EVENE.fr


Texte envoûtant de Claire Béchet, qu’une mise en scène sobre et précise rend d’autant plus envoûtant. Tout est dans les mots, le récit… Le texte nous entraîne dans un monde à part, dans le monde de ce personnage, avec une langue limpide et juste. Consciente dans l’inaction, refusant la rationalité, la femme obéit à des désirs qui ne sont pas les siens, qui lui sont imposés, à moins que, et le doute subsiste, elle ne suive que son attirance. Jean-Baptiste Deau

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Quelqu'un va venir

(création au Gilgamesh Théâtre, du 6 au 29 juillet. Avignon Off 2006)

 

FRANCE CULTURE
Émission TOUT ARRIVE de Arnaud Laporte du 12/07/06

"A l'extérieur du In, le Festival Off propose des spectacles de qualité que nous vous recommandons, comme Quelqu'un va venir de Jon Fosse, par la Compagnie La Barraca".

 

20 MINUTES - MARSEILLE GUIDE - Le 17/07/06

Une vision terrifiante du couple et par le dramaturge norvégien Jon Fosse.

Elle et Lui ont acheté une maison isolée, pour enfin vivre seuls ensemble. mais la certitude que quelqu'un va venir envahit la femme. La langue musicalede Fosse hypnotise, ressasse des mots simples et crée une atmosphèreétrange voire dérangeante. La mise en scène de Nabil El Azan canalise, grâce au jeu des comédiens, la face sombre du bonheur absolu.

 

WWW.RUEDUTHEATRE.INFO - le 25/07/06

Le Quotidien du Festival d’Avignon In et Off depuis 2003,
Le Magazine du théâtre européen et en Europe toute l’année.

ÊTRES AUTOMATES

La pièce nous enveloppe peu à peu dans une atmosphère pesante, quasi irréelle, dans laquelle il n’y a plus de codes qui tiennent.

Un couple, lui et elle (on ne saura jamais leurs noms) a fait le choix de s’isoler, de se reclure même, loin du monde, loin des autres pour être enfin « seuls ensemble, seuls l’un près de l’autre. ». Autour de cette maison qu’ils viennent d’acheter, aucune âme qui vive. La vision de la mer pour seul horizon, le ressac des vagues pour seul bruit extérieur. Nos deux personnages sont là en symbiose, mais rapidement leur état fusionnel relève plus d’une angoissante relation. Ce n’est pas le bonheur simple et rêvé des amoureux qui rêvent d’être seuls au monde, c’est quelque chose d’autre, de plus pernicieux.

Elle et lui parlent, se déplacent de façon fantomatique. Leurs mots comme pour mieux cerner la réalité reviennent à la manière d’une lancinante et inquiétante rengaine. On en compte à peine deux cents qui se croisent, se répètent avec d’infimes variations. Ce langage automatisé pousse les dialogues à la frontière du réel. En même temps, il nous hypnotise et à mesure que l’on s’immerge dans la pièce, on est pris dans cette transe verbale quasi métaphysique.

Nos deux personnages en sont donc là à échanger sur le bonheur d’être enfin seuls. Et pourtant elle le sait, « quelqu’un va venir ». Son intuition vire progressivement à la paranoïa et les voilà bientôt obsédés par cette présence potentielle qui viendrait troubler leur intimité. Soudain, on frappe à la porte. La figure de l’étranger apparaît sous les traits du jeune homme qui leur a vendu la maison. Celui-ci a rapidement un comportement troublant, insaisissable. Sa venue matérialisée l’angoisse qui flottait jusque là. Et pourtant rien ne se passera vraiment.

Tout l’art de l’écriture est d’inquiéter sans raison palpable, de suggérer un éventuel drame. Les comédiens Nathalie Pivain et Frédéric Gustaedt poussent le jeu au maximum. Ils déambulent l’air absent et débitent leur texte lentement, chaque mot bien articulé. Ils excellent à nous faire douter. On ne parvient pas à savoir s’ils sont seulement un peu robotisés ou si leur curieuse attitude cache une folie plus profonde. Quant au visiteur, Thierry Belnet, son rire tonitrue avec des accents inquiétants et son sourire reflète un indéfinissable malaise.
La mise en scène, signée Nabil El Azan, trace un espace confiné. Le plateau est nu seulement habillé d’un éclairage géométrique qui laisse apparaître les ombres des personnages.

Une interprétation envoûtante, dérangeante de ce texte où les mots défilent avec langueur, réduits à leur essence première.

Anne Clausse
www.ruedutheatre.info

 

L'HEBDO VAUCLUSE (LE CONTADIN) - le 21/07/06

Quelqu'un va venir ****

Amateur de théâtre-confort, passe ton chemin. Amateur de théâtre, pousse la porte.Jon Fosse nous entraînesur les pas d'un couple réduit à se survivre qui cherche à s'isoler, pour être "seuls ensemble, l'un près de l'autre." C'est pourquoi ils ont acheté cette maison perdue au bord de la mer, délabrée, comme leur couple, mais quelqu'un va venir, quelqu'un qui rôde et frappe à la porte, l'ancien propriétaire, la vie même.

Des comédiens qui se meuvent lentement, parlent comme au ralenti, aux émotions présentes mais lointaines, amorties, un décor vide, des espaces dessinés au projecteur, des personnages dont on ne voit parfois que les ombres sur toile de fond, un visiteur "normal", dans la réalité, au rire parfois inquiétant dans ce contexte.
Une tragédie envoûtante admirablement servie par Nabil El Azan et ses comédiens, Nathalie Pivain, Frédéric Gustaedt et Thierry Belnet.

Alain Pécoult

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L'ÉMIGRÉ DE BRISBANE

L’Orient-Le Jour
Un rafraîchissant songe d’une nuit d’été… D’une brûlante actualité.

 

Annahar
La poésie de Schéhadé ravive les pierres de Baalbeck. La tentative de Nabil El Azan et du Comité du Festival apparaît comme une aventure culturelle constituant le retour effectif du grand théâtre du texte au Liban.

Al Hayat
L’Émigré de Brisbane, ramène à Baalbeck son âge d’or.

Noun
Entre les temples de Bacchus et de Jupiter, dans l’immensité de la nuit de Baalbeck, Nabil El Azan déploie le faste de sa representation onirique, entre vie et mort, rêve et cauchemar, musique intérieure et danse de fantasme. Un spectacle merveilleux ponctué de rires et de pleurs.

Al Moustakbal
Un spectacle qui représente l’évènement du Festival lors d’une nuit exceptionnelle avec l’une des plus belles pièces de Schéhadé, une pièce dans une traduction qui questionne sa langue, ses outils, ses contradictions et ses conflits.

La Revue du Liban
C’est avec de formidables acteurs libanais que Nabil El Azan, assisté au piano par Zad Moultaka, dans une musique originale épousant les méandres du drame et aidé, entre autres, par un scénographe et un éclairagiste français, Jacques Gabel et Philippe Lacombe, a réussi à relever l’immense défi que constituait la mise en scène de L’Émigré de Brisbane.

Magazine
Du plaisir pour les yeux et l’ouïe.

Daily Star
Une résurrection en arabe de L’Émigré de Brisbane, programme central du Festival de Baalbeck 2004. Un kaleïdoscope de thèmes contrastés, rehaussés par la couleur, la musique et la poésie.

Al Balad
Une pièce intelligente, probablement la quintescence du génie de Schéhadé, et visant juste une société et un pays rongés par des corrompus qui ne répugnent pas à renoncer à leur fierté, à leur honneur, ni non plus à leurs femmes pour l’argent et le pouvoir.
Un ensemble d’éléments réunis pour ramener à Baalbeck son théâtre, au théâtre son texte et au texte ses acteurs…

Assafir
Un spectacle rafraîchissant, coloré et élégant… “L’esthtétique” est sauvée.

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LE COLLIER D’HÉLÈNE

Magazine Littéraire, 05/03

* Carole Fréchette est l’une des plus singulières voix du théâtre québécois.

 

Théâtre Public, 05/ 03

* C’est ce déplacement de point de vue par la caméra sur scène, toujours intercalée, attentive, innocente, qui fait de ce spectacle une réussite. Non pas un « beau » spectacle comme l’on dit familièrement – ou paresseusement. Mais un spectacle de pudeur et de croisements. De rencontres. (…) Un spectacle de dignité.

Les Échos, 04/03

* Déjà prenant, ce texte le devient davantage par sa mise en scène, due au libanais de Paris Nabil El Azan, dans un décor sobre éclairé de projections de ruines et à la mosaïque de ses interprètes. Un spectacle intense.

Politis, 04/ 03

* Belle pièce sur les douleurs secrètes. Fréchette, écrivain vraiment original et si proche de chacun de nous, dessine des spirales douces et bouleversantes.

La Dépêche, 04/03

* Une mise en scène sobre et néanmoins très originale, qui suggère plus qu’elle ne montre, offrant au spectateur des points de vue différents, en caméra subjective, en même temps qu’elle positionne les rapports émotionnels des individus, leurs rapprochements, leurs incompréhensions, leurs souffrances, dans un spectacle dense qui va droit au cœur en ces jours de conflit.

 

La République du Centre, 04/03

* Un chant de douleur et d’espoir. Belle mise en scène pour cette pièce surtitrée, interprétée en langues arabe et française.

Cassandre, 03/ 03

* A ce cri de désespoir et de révolte dont Le Collier d’Hélène se fait le messager, Nabil El Azan, originaire lui-même du Liban a apporté sur scène une force bouleversante.

 

Le Courrier de l’Ouest, 03/03

* Les six acteurs jouent à merveille cette pièce émouvante.

Var Matin, 02/03

* Une prégnante atmosphère de douleur et d’émotion. A ne pas manquer.

 

La Provence, 01/03

* Une pièce belle comme un incendie. Le six acteurs sont tous d’une magnifique présence. Un spectacle parfait qui nous ferait croire à « la beauté comme un bouclier » contre les forces du mal.

La Marseillaise, 01/03

* Un beau texte servi par la mise en scène originale de Nabil El Azan.

 

Le Figaro, 10/02

* Un spectacle remarquable.

Le Populaire du Centre, 10/02

* Inutile d’en dire plus, il faut voir ce Collier d’Hélène.

 

Télérama, 10/2002

* Une belle pièce mise en scène avec un tact infini.

La Montagne, 10/02

* Un moment de vrai bonheur.

 

La Revue du Liban, 05/2002

* Une pièce qui va droit au cœur.

 

Herald Tribune, 04/2002

* A theatrical jewel, Le Collier d’Hélène shines at Beirut Theatre .

 

La Presse Montréal (Michel Dolbeck) 2 mai 2002.


* Une pièce de théâtre, "Le collier d'Hélène", connaît du succès au Liban

BEYROUTH (PC) _ Qualifié dans les médias de "pièce choc" et de "spectacle à voir", "Le Collier d'Hélène", de la dramaturge québécoise Carole Fréchette, a remporté un vif succès à Beyrouth.
Mise en scène par Nabil El Azan, un Libanais installé à Paris depuis 25 ans, le texte a touché à la fois le public et (à quelques exceptions près) la critique. A l'affiche du Théâtre de Beyrouth, en plein coeur de la capitale libanaise, le spectacle a affiché complet toute la semaine.
"A l'échelle libanaise, on peut parler de triomphe, explique-t-on dans le milieu théâtral. Les gens ne sortent plus. Même le Boulevard n'arrive pas à faire salle comble."
"Le Collier d'Hélène" a eu droit à une couverture médiatique importante, les événements au Proche-Orient ayant contribué à lui donner une résonance particulière. Dans cette pièce écrite en 2000 après un séjour d'écriture au Liban en compagnie d'une dizaine d'auteurs de la Francophonie, Carole Fréchette évoque en effet le sort des Palestiniens entassés dans les camps depuis plus d'un demi-siècle.
"On ne peut plus vivre comme ça", lance un réfugié, joué par le comédien palestinien Tayssir Idriss, dans un des moments les plus poignants de la pièce. Personne ici n'a manqué de faire le rapprochement avec l'actualité. La situation en Cisjordanie et la "pièce événement" de Carole Fréchette ont même ouvert le journal du soir de "Future TV", une télévision en langue arabe.
Dans "Le Collier d'Hélène", Carole Fréchette livre sa perception du Liban de l'après-guerre à travers l'histoire d'une femme qui perd à Beyrouth un collier de perles de plastique, auquel elle tenait beaucoup. Pour le retrouver, elle refait son voyage à rebours et rencontre des gens qui ont perdu plus qu'un bijou: des maisons, des souvenirs, un fils, une terre, un avenir.
Le pari était risqué. "L'ensemble, comme l'a souligné L'Orient-Le Jour, avait de fortes chances d'être une broderie d'états d'âmes colonialistes." "C'est bien plus que cela, s'est toutefois réjoui le quotidien francophone de Beyrouth. Le Collier d'Hélène est une belle surprise parce que totalement inattendue.
"Une heure et dix minutes pendant lesquelles les gorges se serrent. Le Collier d'Hélène touche directement l'organe sensible : le coeur.
"Hélène, la gentille Hélène un peu naïve, entre de plain-pied dans la réalité de l'après-guerre. On l'aime Hélène, qui pleure en disant qu'elle ne savait pas qu'on pouvait vivre comme ça...", ajoute L'Orient, qui estime que Carole Fréchette et Anne Benoît, la "magnifique" comédienne française qui joue Hélène, "ont su relever le défi d'une étrangère qui a non seulement saisi ce qui se passait au Liban, mais qui l'a exprimé avec le plus de dignité possible".
Le journal en langue anglaise "The Daily Star" a jugé de son côté que la pièce était un "bijou théâtral". "Le Collier d'Hélène brille au Théâtre de Beyrouth", a titré le quotidien, qui a parlé d'un spectacle à voir.
Dans son supplément culturel, An Nahar, le quotidien de référence en langue arabe, a signalé de son côté que la pièce traduisait "un projet humain où se retrouvent les points de vue de l'Occident et de l'Orient dans une forme théâtrale et narrative unique".
"Le Collier d'Hélène" entreprend maintenant une courte tournée au Liban. Il sera présenté au Festival de Limoges en septembre, puis à travers la France à partir de janvier 2003. La tournée s'achèvera au printemps dans la petite salle du prestigieux Théâtre du Rond-Point, à Paris.

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EL MAESTRO

La Croix (15 juin 2001)
Le voyage se fait chaleureux, à l’image d’une langue riche usant du pittoresque sans jamais verser dans l’exotisme pour turiste. Sollicité, le public jubile. C’est la vie qui court. Jusqu’au rappel de la réalité. Les rires s’effacent ; l'émotion est douloureuse. Didier Méreuze.

 

Nova Magazine (juin 2001)
Mouss brûle les planches en Maestro survolté. Baguette de chef en main, il alterne la gouaille de l’évocation, la drôlerie de la blague et la violence du remontage des bretelles, emballe son orchestre et son public. Patrick Sourd

 

L&A Théâtre (juin 2001)
Il y a là tout ce qui fit que le théâtre est un art à nul autre pareil : l’univers d’un auteur, l'énergie d’un acteur, l’émotion de l’instant, tout ce qui contribue au plaisir de la représentation. Stéphane Bugat

 

Libération (8 juin 2001)
El Maestro est un solo de mots, généreux, excessif et trivial, aussi vivant que la langue des ruelles d’Alger... Derrière l’humour de bazar pointe la crtitique politique. Ce n’est pas un hasard si le metteur en scèène Nabil El Azan, qui a quitté le Liban au plu fort de la guerre, se retrouve dans ce texte. Maïa Bouteillet

 

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