l e t h é â t r e m o n d e

LA BARRACA C r é a t i o n s T h é â t r a l e

France - pays méditerranéens

 

 

 

 

 

 

La nuit des nuits

d'après Les mille et une nuits

Un spectacle polyglotte de Nabil El Azan

Une création de la Compagnie La Barraca (Paris-Île de France)
en coproduction avec le Théâtre National Palestinien (Jérusalem Est)
en association avec la Compagnie Akozal (Nord-Pas de Calais)
avec le soutien du Centre Culturel Français de Jérusalem,
de la Drac-Île de France, ministère de la Culture et de la Communication,
et du Fonds Arabe pour la Culture




La nuit des nuits


d’après les Contes des Mille et une nuits

Un spectacle polyglotte de Nabil El Azan


Avec une trentaine d’artistes internationaux :
des conteurs, des acrobates,
des jongleurs, des chanteurs,
des musiciens.




Contact diffusion : Luce Paquet / La Boussole.
01 49 73 61 69 - 06 24 22 29 36
la-boussole-92@orange.fr




L a B a r r a c a
> Le Théâtre monde
Compagnie conventionnée
www.la-barraca.net

 

 

La nuit des nuits



Conception et mise en scène : Nabil El Azan (France-Liban)
Collaboration à la mise en scène : Emmanuel Rabita (France)
Costumes : Marta Rossi (Italie)
Objets : Christophe Lescureux (France)
Lumières : Ramzi Sheikh Hassan (Palestine)
Construction des décors : Imad Samara (Palestine)

Conteurs :


Theresa Amoon (USA-France-Liban)
Kamel El Basha (Palestine)
Nisrin Faour (Palestine)
Jamal Saed (Palestine)

Acrobates :


Ariadna Gilabert Corominas (Espagne)
Séverine Bellini (France)
Euriberto Garcia (Brésil)
Bongo Maingi (Kenya)

Composition musicale, oud et chant :Imad Dalal (Palestine)


Chanteurs : (Palestine)


Imad Dalal
Inès Haje


Musiciens : (Palestine)

Akram Abdel Fattah
Toni Barhoum

Nayef Sarhan

Oussama Srahan
Moussa Choli




Production déléguée : Jamal Ghosheh / Théâtre National Palestinien
Diffusion du spectacle : Luce Paquet / La Boussole.

 

***


La nuit des nuits


Présentation du projet

« La Nuit des nuits » se décline en un grand spectacle de plein air,
pluridisciplinaire (conte, arts de la rue, musique et chant) et multilingue (avec l’arabe
pour langue principale), mêlant des artistes de nationalités diverses. Il a pour base
d’inspiration un joyau de la tradition musulmane : « Les Mille et une nuits ».



Date de création : juillet 2010.

Lieux de représentation :
• Naplouse - Université An Najah (les 12 et 13)
• Jérusalem - Cloître Sainte-Anne (les 17 et 18)
• Bir Zeit - La vieille ville (les 21, 22)

Durée : Première partie 45 minutes.
Seconde partie 90 minutes.



Contexte :

Le spectacle est conçu par la Compagnie parisienne La Barraca, dans le cadre
d’un partenariat artistique avec le Théâtre national palestinien - Al Hakawati (TNP),
situé à Jérusalem-Est. Ce partenariat est établi sur la philosophie de la transversalité,
de l’ouverture et de l’échange, qui nourrit le travail de chacune de ces structures à
travers les concepts suivants : « tawassol (Lien) » pour le TNP, et « théâtre monde » pour
La Barraca (voir plus loin l’origine de ce partenariat, sa spécificité et ses
prolongements).
Après cette création en Palestine, le projet est de faire résonner Les mille et
une nuits dans l’espace public contemporain, sur les sites historiques de préférence,
des deux côtés de la Méditerranée.

1. « La Nuit des nuits » : contenu et forme

• « Les Mille et une nuits». C’est quoi ?

« Les Mille et une nuits » sont un corpus de contes issus de la tradition
populaire orale. D'origine indienne, transmis par la Perse et recueillis par les
Arabes, ces contes ont été sans cesse repris, transformés, enrichis de nouveaux
récits au fil des siècles, notamment autour du IXe siècle à Bagdad et en Égypte aux
Xe et XIe siècles. L’argument qui sert de prologue à cette histoire est invariable : le
sultan Shahrayar, désespéré par l’infidélité féminine, décide que toute nouvelle
conquête sera exécutée à la fin de la nuit passée avec lui. La princesse Shéhérazade
détourne le sultan de son funeste projet et maintient son intérêt, nuit après nuit, en
lui racontant des histoires extraordinaires où l’univers magique et imaginaire
s’harmonise avec les réalités historiques. Des djinns y côtoient les sultans et des
esclaves noirs les plus belles des princesses, le tout sur fond de troubles sociaux, de
complots politiques et de luttes pour le pouvoir.

Les « Mille et une nuits », cette fresque culturelle, joyau de la littérature arabe,
c’était le livre le plus lu au 18ème siècle en Europe après la Bible, influençant même
tout le courant orientaliste. Aujourd’hui, c’est un fleuron de la littérature mondiale.


• Les « Mille et une nuits». Pourquoi ?

« Transportons-nous à Bagdad à la charnière du XIIe et du XIIIe siècle, nous y
découvrirons un islam qui répond à la crise qui le frappe (les Croisades, la menace mongole,
l’insurrection des minorités) par un déploiement d’imagination, d’inventivité, de « liberté »,
pour tout dire, qui proprement confond. Témoin de l’inconduite des puissants, le petit peuple,
qui n’a pas les yeux dans la poche, s’apprête à prendre la relève : c’est lui qui parle ici, sans
mâcher ses mots. Et derrière lui, avec lui, la Femme, ferment de tous les bouleversements :
intraitable ou rusée, soumise à l’implacable destin ou révoltée contre la condition injuste que la
loi lui impose, farouchement indépendante ou esclave de la passion… elle est tout cela. À
l’image d’un monde qui vit ses contradictions dans une exubérance de tous les instants et que la
sagesse elle-même ne détourne jamais du plaisir ».

Ce mot est tiré de la préface de René Khawam à sa traduction des Mille et une
nuits (Phébus 1987). Ce qui nous y arrête c’est le mot liberté. Quel plus beau mot pour
ceux qui y ont goûté et quel plus beau rêve pour ceux qui y aspirent ?

En pensant à un projet pour Jérusalem, les contes des Mille et une nuits se sont
imposés comme une source d’inspiration extrêmement puissante. Tout y est, de la
fantaisie de l’esprit à l’énergie de la pensée et jusqu’au vertige des sens. C’est un
hymne à liberté ! Et, signe extrême de cette insolente liberté : c’est grâce à la femme
et par le biais de la poésie que la tyrannie est vaincue.

À déployer ces contes dans l'espace public palestinien (méditerranéen par la
suite), il y aurait là un double défi. Un défi artistique à les imaginer loin de l’imagerie
orientaliste traditionnelle et un défi idéologique à « dévoiler » à travers un visage
radieux de l’islam, une joyeuse (mais non moins violente) résistance à toutes les
formes d’oppression.

De ce double défi est née une rêverie qui n’a pas tardé à se transformer en
projet d’un spectacle protéiforme, multilingue, enchanté et enchanteur.




• La rêverie autour de « La nuit des nuits »
A la tombée de la nuit, le temps d’un spectacle, un espace public palestinien,
site historique de préférence, se trouve ensorcelé par l’univers des « Mille et une
nuits». Le public est accueilli par des créatures imaginaires qui le titillent,
l’amusent, le répartissent par groupes pour le guider le long d’un parcours ponctué
d’interventions artistiques effectuées par des artistes de la Rue et par des Conteurs.
Ceux-ci, qui dans une niche, qui devant une statue, qui sous un arbre vert,
semblent n’attendre que les visiteurs pour se mettre à narrer / vivre l’univers
merveilleux des contes. Chacun selon son art, chacun à sa manière, chacun dans sa
langue, chacun avec son accent. À la fin du parcours, le public est conduit vers un
gradin où il est rassemblé pour écouter les conteurs et les acrobates regroupés tous
ensemble sur une scène, autour de chanteurs et d’une formation orchestrale (de la
musique arabe classique). Et tous ces artistes réunis de raconter à qui mieux mieux,
comme lors d’une compétition, chacun selon son art et dans un joyeux
surenchérissement, le fameux conte de Anis al Jaliss. Anis al Jaliss (La Femme au
doux langage) est cette servante, achetée sur le marché des esclaves pour le compte
du roi, qui va succomber au charme de Noureddine, le fils du bon visir, et devenir
une femme éprise de justice et d’équité.


2. Les équipes du spectacle

• Les acrobates, jongleurs et autres artistes de la Rue qui accueillent et
accompagnent les spectateurs tout le long de la veillée, investissent
l’espace de différentes façons, immobiles ou en déplacement, au sol ou
dans les airs. Ils sont une quinzaine : six artistes internationaux résidants
en France, et une dizaine de jeunes Palestiniens de l’École du Théâtre
national palestinien, encadrés par les premiers. Dans le cas d’une tournée
ces jeunes seront remplacés par d’autres venant des écoles de cirque ou
de théâtre des pays concernés. Pour la réalisation de la partie « arts de la
rue », La Barraca s’est associée avec la compagnie française Akozal, dont
c’est la spécialité. Akozal est dirigée par Emmanuel Rabita (voir
présentation en fin de ce dossier).

• Les conteurs, au nombre de cinq, viennent de France, du Liban, des
USA, de la Palestine. Ils raconteront chacun « leurs » nuits, s’exprimant
chacun dans leur langue : en français, en anglais et majoritairement en
arabe, d’où des accents différents de cette langue.

• La musique est créée spécialement pour cet événement par le musicien
palestinien Hosam Hayek, qui la jouera en compagnie de son groupe
Layali Zamane, une formation de musiciens et de chanteurs, connue
pour ses reprises modernisantes du grand répertoire arabe classique.

• L’équipe technique du spectacle est entièrement palestinienne, pilotée
par les régisseurs du TNP. Le TNP assure également la gestion
administrative de l’opération.

• Le spectacle est conçu et orchestré par Nabil El Azan, directeur/metteur
en scène de la La Barraca / le théâtre monde, Compagnie conventionnée
Drac-Île de France.



3. Le Partenariat

Le TNP et La Barraca ont démarré dès 2007 un partenariat artistique sans
limite de durée, avec pour objectifs principaux la création de spectacles croisés
(franco-palestiniens) d’une part, et, de l’autre, la mise en place d’ateliers de
perfectionnement théâtral en Palestine. La pierre angulaire de ce partenariat a été
posée en janvier – février 2008, lors de la résidence de La Barraca au TNP, pour la
création du spectacle « Le collier d’Hélène » avec une équipe française (formée du
metteur en scène, d’une comédienne et de la scénographe), et une équipe
palestinienne (5 acteurs, un musicien, un éclairagiste et trois techniciens son et vidéo).
Créé à Jérusalem en février 2008, le spectacle (qui s’est joué en trois langues : français
arabe et anglais avec un système de surtitrage) a tourné ensuite dans diverses villes
palestiniennes. En mars 2009, il a tourné en France, au Théâtre des Quartiers d’Ivry
sur Seine notamment, et a fait la clôture de la Biennale des Théâtres du monde à
Rabat au Maroc.
Un autre volet de cette résidence fut la tenue d’un atelier d’écriture dramatique
au TNP, destiné aux écrivains palestiniens. Il fut animé par l’écrivain québécoise
Carole Fréchette, en compagnie du metteur en scène franco-libanais Nabil El Azan.

Fort de la réussite de ce partenariat, les deux structures, le TNP et La Barraca,
ont souhaité poursuivre leur projet, le nourrissant chacune de sa propre dynamique,
faite de réalités, expériences, réflexions ainsi que d’un désir commun d’ouverture et
de dialogue. Arrêtons-nous un moment sur l’état des lieux de ces structures et leurs
dynamiques.


• Le TNP (état des lieux)

Fondé sous l’occupation, il y a bientôt vingt cinq ans, le TNP est l’unique
établissement culturel de la partie arabe de Jérusalem. Sa programmation s’articule
autour du spectacle vivant et du cinéma. Il propose régulièrement des créations
locales, en production ou en accueil. Il organise également diverses manifestations
culturelles et artistiques, comme des festivals de marionnettes ou de contes…
Le TNP travaille dans un environnement très hostile à la culture et à la vie
culturelle en général : l’occupation avec son lot de check points, blocage des
territoires, contrôles militaires… et ses lois iniques (comme l’interdiction des
Palestiniens des Territoires d’entrer dans Jérusalem), ceci empêche tout lien, tout
travail commun entre les Palestiniens de Jérusalem et leurs confrères des
Territoires. Difficultés de création, mais aussi de circulation des spectacles, ce qui
isole un peu plus la partie arabe de Jérusalem, qui se vide de vie dès la tombée du
soir.
Sur le plan régional, la Ville sainte est culturellement isolée du monde
arabe. À part l’Égypte, la Jordanie et le Maroc, aucun autre pays arabe n’a signé la
paix avec Israël, ce qui veut dire que seuls les ressortissants de ces pays ont le droit
de visiter Jérusalem. Sauf que la majorité des artistes, par attitude de défiance à
l’égard d’Israël, n’y va pas.
À savoir enfin que le TNP n’est pas subventionné par l’État d’Israël et qu’il
reçoit des subsides à compte-goutte de la part de l’autorité palestiniennes (qui a
d’autres priorités, comme payer le salaire des fonctionnaires par exemple). Du
coup, cette non assurance de subvention pour fonctionnement rend son existence
extrêmement fragile.
Le TNP apparaît dès lors comme un lieu de résistance culturelle contre la
mort programmée de la partie arabe de Jérusalem et contre la mort de la culture
arabe dans cette ville. Aussi, son projet “tawassol” (Lien) vise essentiellement à
tendre des passerelles entre Jérusalem et le monde, pour survivre culturellement et
financièrement
Un autre enjeu spécifique du projet “lien” initié par le TNP, c’est la
professionnalisation et l’emploi des artistes palestiniens. Ceux-ci, dans la pauvreté
et la rareté des productions professionnelles et dans l’isolement où ils se trouvent
sur le plan local, régional et international, sont très peu confrontés au théâtre
d’aujourd'hui et surtout ne peuvent vivre de leur art. Aussi, avec un projet comme
“La Nuit des nuits”, une trentaine de Palestiniens, entre artistes et techniciens, vont
partager une création artistique commune avec des confrères régionaux et
occidentaux.
Le TNP est dirigé par M. Jamal Ghosheh depuis 1995.


• La Barraca

Fondée en 1974, la Compagnie La Barraca est une association Loi de 1901
dont les activités artistiques s’appuient sur le concept du théâtre-monde et
s’articulent autour de deux axes principaux :
1. La promotion et à la création des écritures dramatiques
contemporaines, d’expression française en particulier.
2. La production de spectacles multiculturels, favorisant la transversalité
artistique et le croisement humain, notamment sur un axe nord-sud.
Dans cette perspective, la Compagnie produit une pièce d’auteur vivant par
an. En 2010, elle a produit Viva la diva de Hoda Barakat (au Théâtre Babel à
Beyrouth), en 2009, Fada rive droite (un divertissement africain) de Arezki Mellal à
Avignon. En 2008, elle a créé deux pièces : Le collier d’Hélène de Carole Fréchette
(en coproduction avec le TNP - Jérusalem) et Le fou d’Omar, d’après Abla Farhoud
(en coréalisation avec L’Atalante – Paris et Le Tournseol, Beyrouth).
Parallèlement, elle conduit l’opération ACTE, à la découverte des écritures
dramatiques contemporaines, développant des projets théâtraux dans un champ
international - France, Québec, Liban, Syrie, Palestine, Belgique, Islande, Chine…
Basée à Paris, c’est une compagnie conventionnée Drac—Île de France
(Ministère de la Culture et de la Communication).
Elle est dirigée par M. Nabil El Azan depuis 1987. www.la-barraca.net


• Compagnies associées

- Akozal

Akozal est une compagnie des Arts de la Rue, qui privilégie les spectacles
aux formes artistiques pluridisciplinaires. Sa spécificité est l’adaptation totale au
territoire dans lequel elle se trouve et aux habitants qu’elle rencontre.

Implantée sur le territoire de la région Nord-Pas de Calais, Akozal travaille
avec les structures culturelles du territoire et les habitants pour construire ses
spectacles. Parmi ces derniers, « Mémoire d’une Ville », « Pierre et le Loup », et sa
création 2010 « Qu’il n’y a pas de problème de l’emploi », est une conférence politico-
décalée où les personnages sont des playmobils.

Pendant 18 mois, la compagnie a géré un lieu de création et de diffusion à
Arras : « L’Atelier ». Par ailleurs, Akozal intervient auprès de structures diverses
(juridiques, sanitaires et sociales) pour former des futurs éducateurs, des déficients
intellectuels, pour les initier aux pratiques artistiques diverses. Depuis 2008, Akozal
porte, avec son spectacle onirique Troll d’Histoire, un projet d’envergure dans les
capitales méditerranéennes (Rome, Istanbul, Athènes, Marseille).

La compagnie est soutenue par la Caisse des Dépôts et des Consignations, la
Région Nord-Pas de calais, le Conseil Général du Pas-de-Calais, l’Acsé, Pas-de-
Calais Habitat, la ville d’Arras et le Pôle Culturel d’Arras.

Emmanuel Rabita est l’auteur / metteur en scène de la compagnie et
Christophe Lescureux le scénographe / plasticien. www.akozal.com


- Layali Zaman

Le parcours artistique du groupe Layali Zaman s’articule autour des
chansons classiques de l’histoire musicale moderne. En renouvelant ce genre qui
remonte au milieu du vingtième siècle, tout en lui préservant sa spécificité du
« Tarab ». Le répertoire concerne les chansons les plus significatives de l’Egypte, de
la Syrie et du Liban, ainsi que d’autres pays arabes, dont notamment les chansons
de Sayed Darwish, Mohamed Abdel Wahab, Oum Kalthoum, Karem Mahmoud,
Layla Morad, Asmahan, Farid Al-Atrash, Feyrouz…

Composé de quatre musiciens, de deux chanteurs et de deux chanteuses, le
groupe est dirigé par Hosam hayek, qui composera pour ce spectacle la musique
sur des poèmes des Mille et un nuits. hosamhayek.com
















 

 

 

 

 

Création à Jérusalem

juillet 2010